Malgven's profileAventures et mésaventure...PhotosBlogListsMore ![]() | Help |
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November 28 les piratesRetour du soleil depuis deux jours, mais je crois que c'est la première année que je ressens à ce point le raccour-cissement des jours, ou plutôt la tristesse persistante du soleil à midi, si bas sur l'horizon. Je me suis pourtant toujours dit que c'était l'occasion de profiter de longues soirées, de se promener (un peu) dans le froid de la nuit et les lumières des villes (j'ai souvenir d'avoir marché dans un Lyon glacial un peu avant Noël avec E, ç'a été quelque chose), et je persiste à croire tout ça. Je refuse de me lamenter comme tout le monde qu'il fait nuit si tôt, qu'il fait trop froid (et qu'en été il fait trop chaud)... Je ne veux pas me plaindre, je veux en profiter. Mais pour la première fois depuis... disons mes cinq ans, j'ai du temps au mois de novembre. Etrange effet. A part ça je blogue, je réponds à quelques annonces, je cuisine et je fais les courses, et j'ai craqué hier, j'ai acheté le DVD Pirates des Caraïbes 3... et on l'a regardé aussitôt. Je sais, j'ai eu beau dire chez Kozlika qu'il n'y avait pas de statut particulier accordé aux lecteurs à la maison, en fait ce statut est réservé à la Culture, dont la littérature, la musique et le cinéma. Et cette idée de la culture exclut notamment la plupart des grosses productions américaines (et voilà où je voulais en venir). Donc ce n'est pas de la culture mais je regarde quand même - enfin pas tout, hein faut pas exagérer - et parfois en plus ça me plaît, sans complexes. Par exemple Pirates des Caraïbes... ahhhhhh les pirates... et puis les bateaux. Non parce que ma petite histoire dont je vous parlais dans le dernier billet, elle se passe sur un voilier, sisi. Bref, je suis pas accro non plus, j'aurais des reproches à faire, mais le personnage de Jack Sparrow... (et évidemment le fait qu'il soit joué par Johnny Depp ne gâte rien !) Et puis ça y est j'ai mis des liens... November 21 Quelques lecturesOui hier partie dans ma colère (c'est un peu pour la rime) je n'ai même pas cité les auteurs rencontrés et leurs livres : Hugo Boris, "La délégation norvégienne" : jeu littéraire où il fait très froid et angoissant aussi Valentine Goby, "L'échappée" et Marie Sizun, "La femme de l'Allemand" : le même thème traité très différemment, plus près, plus loin, toujours de manière sensible et toujours à travers femmes et filles. Pascale Roze, "L'eau rouge" : sais pas, pas encore lu (bons échos toutefois...) Et moi je crois que je ne suis pas pressée de recommencer à travailler (ne me huez pas siouplaît). Même si ça m'angoisse un peu, hein, et c'est reparti pour les entretiens (demain d'ailleurs)... J'aimerais pouvoir rester là, simplement. Travailler pas trop loin, et tout et tout. Il paraît que ce n'est pas possible. Ou que je me débrouille très mal. Enfin j'ai retrouvé mon cahier où j'avais écrit une histoire qui ressemblait à Corto Maltese, de quoi se réjouir par ces temps maussades : réfugions-nous dans la lecture et l'écriture, hourra ! November 20 entre découragement et possiblesAlors... d'abord de la neige pour de vrai, ça y est c'est tout blanc depuis plus d'une semaine. Je m'en réjouis plutôt, malgré le surcroît de travail à la ferme, enfin pour moi ça ne change pas grand chose. Je mange un peu de calcium pour nourrir mes fourmis, ça ne peut pas me faire de mal. Mais il n'est pas sucré et parfumé à la vanille comme celui qu'on donne aux vaches. Dommage. Week-end littéraire, rencontrer des écrivains et lire leurs livres (avant ou après). On change un peu de point de vue à réfléchir sur le livre, on fait un peu plus que lire. Longues discussions avec l'une et l'autre, avec ma maman et R. D'où découragement temporaire : quel avenir ? Sera-t-il possible un jour de prendre un peu de temps pour nous, et un jour peut-être pour nos enfants aus-si ? Les jours cesseront-ils d'être peuplés de cris ? Ces cris de colère qui restent lointains pour moi (heureuse-ment), mais auxquels je ne m'habitue pas ou peut-être un peu quand même, malgré moi. Ils me dérangent. Me font peur parfois, me mettent en colère moi aussi. Je m'approprie tout de même mon lieu de vie petit à petit, mais la solution est ailleurs. Pour me sentir chez moi il nous faudra partir, nous éloigner un peu. Mais pas trop, pour des raisons pratiques. Bref, ce n'est pas si simple, ce n'est toujours pas pour tout de suite. Patience, encore de la patience... November 13 des p'tits veauxÇa y est, les vêlages ont recommencé... De nouveau des veaux tout petits, les vaches qui commencent à rentrer, ça y est c'est l'hiver ! Ça faisait longtemps que je n'avais pas assisté à un vêlage (six mois peut-être) et même si c'est la grosse période de boulot qui recommence on est toujours content de voir les premiers pas d'un veau tout neuf.... Et moi je me laisse porter, je profite du temps qui passe à ma manière, et je suis bien contente de voir R. tous les jours. A mes heures perdues je m'inquiète un peu pour mon avenir (le boulot), son avenir (le boulot), notre avenir (le reste ! habitat-enfants-loisirs...) mais ça ne sert à rien, tout le monde le sait. Alors y a plus qu'à faire un câlin à Yucatan le chat, manger quelques poils au passage et puis faire du waterzoï de poisson et des sablés parce que c'est bon. Demain, fondant au chocolat, faut pas se laisser abattre. PS : le waterzoï c'est du poisson et des légumes cuits dans de la bière, ben oui c'est belge. Et même y a un peu de crème. November 09 Il neige !Deux petits textes à ne pas prendre au pied de la lettre, issus de l'attente patiente (!) du chronopost hier matin... Pause Vague vaguelette vient s'échouer sur la plage, charriant quelques algues. Pensive je regarde l'eau grise du lac, pieds nus sur les cailloux. Les ombres des nuages courent sur la surface, des taches de soleil scintillent et j'ai froid. Je me suis trop habituée à ce paysage et savoir que je ne vivrai pas ici me rend mélancolique. Savoir que je serai loin de l'eau. Il m'a fallu m'éloigner pour comprendre à quel point j'étais attachée à cet endroit. Je ne pleure pas. Je suis un peu vide, pleine de ce vent qui tourbillonne aujourd'hui. Je ne fais que m'imprégner une fois de plus de tout ça. Je suis ici chez moi. Même si je peux me sentir chez moi n'importe où lorsqu'une émotion semblable m'étreint. Mais j'ai choisi, j'ai choisi l'homme, et pas le lieu. Je reviendrai, je partirai. Ailleurs encore. Je me retourne, je m'en vais. Retrouver la trépidation habituelle et pourtant nouvelle, et puis l'attente familière de la chaleur de l'autre. L'idée qu'on se fait le la vie future est toujours fausse mais on est parfois surpris par ses propres capacités. Décider, seule ? On s'y fait. Prendre ses responsabilités et pas toujours les bonnes décisions. Et le savoir. A. je me souviens Ce matin de printemps plus au Sud (encore un peu plus) où je sentais un creux immense au milieu de mon ventre, une contraction de larmes âpres. Après avoir marché suffisamment longtemps je fus soudain libérée. J'étais mieux sans m'être rendue compte de la transition. J'étais toujours triste et en colère, mes pensées obstinément tournées vers l'intérieur mais avec plus de distance. L'étreinte qui me comprimait si fort s'était un peu relâchée : j'étais capable au moins de donner le change et d'être forte. Il faisait bon et j'étais sur un chemin d'herbe et de fleurs, le soleil brillait fort et j'avais le secours de l'écriture pour contrer le cataclysme de l'autre. Alors j'ai pu prendre le chemin du retour. C'est de cette façon aussi que je lutte contre la mélancolie, avec plus ou moins de succès. November 08 Juste pour dire que tout va bien Si si me voilà de retour à la montagne, clé arrivée par chronopost même si je l'ai un peu attendue (mais non je n'ai pas stressé) après que mon patron a tenté d'ouvrir la voiture avec un réglet, des broches de Kirshner et autres instruments de chirurgie... Et l'après-midi en rollers à Lyon où en plus on avait enfermé les chaussures et les clés des appart dans la voiture c'était pas mal non plus. J'ai quelques petites choses à vous mettre en ligne je vais faire ça bientôt. à + ! November 07 Je croyais qu'une fois m'avait suffi Ce matin, un peu préoccupée un peu pressée, j'avais décidé de porter mon sac de voyage dans la voiture et de rapprocher ladite voiture du cabinet pour y amener les produits alimentaires, afin que tout soit prêt pour le départ prévu dans la matinée. Jusque là tout va bien, rien à dire. Donc, avant le petit déj' et toujours la tête dans la suite des événements j'y vais. Je déplace la voiture en marche arrière sur 50 m parce que sur le pare-brise avant il y a du givre et que la raclette est dans la voiture de R, je sors de la voiture, je la ferme à clé, me souviens que je n'ai pas annulé le rendez-vous à la banque, j'ouvre le coffre (où se cache le numéro de téléphone) avec cette clé abîmée qui n'a plus de porte-clé, etc. Et je referme le coffre avec la clé dedans. Ce coffre qu'on ne peut ouvrir qu'avec la clé. Et je me retrouve debout derrière ma voiture en regardant les clés que je tiens à la main. Les clés du cabinet. « Je n'ai pas fait ça... » Et si.
Conclusion de ma maman : tu devrais changer de voiture.
PS : ce serait moins drôle si j'avais les doubles mais ils sont à 100 bornes. Et puis je n'avais plus de pilule non plus mais vive mon patron qui a trouvé une solution (merci !) PPS : Pour ceux qui ne le savaient pas oui j'ai déjà enfermé mes clés dans le coffre, mais à minuit c'était encore plus rigolo. Et on a aussi réussi à le faire avec la voiture d'une copine.
Je n'avais pas encore fait dans le blog-défouloir. Une fois n'est pas coutume... November 02 en remplacement Me voilà exilée pour 10 jours, aux commandes d'un petit cabinet. Plutôt sympathique, mais hier je me suis sentie un peu seule, comme toujours : quand je travaille tout va bien, parfois je trouve que je travaille trop et dès que j'ai du temps pour moi je ne suis pas toujours capable d'en profiter... On n'est jamais content !
Enfin me revoilà au boulot, vaccins, énucléation (un peu sanglante, déjà qu'à la base c'est gore comme opé), hystérectomie avec ovaire ectopique et suis pas sûre de l'avoir trouvé (bouh ouh ouh). La routine quoi, qui n'en est jamais vraiment une chez nous. Région différente, tarifs différents, méthodes différentes, petite structure bien équipée, mais avec la salle de chir en chalet dans le jardin j'avais encore jamais vu... Le chien des vétos à garder auquel je n'arrive pas à m'attacher et une minette croisée siamois hopitalisée pour un ulcère cornéen qui hurle toute la journée ; qui a dit que j'ai passé la journée seule hier ? |
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