Malgven's profileAventures et mésaventure...PhotosBlogListsMore ![]() | Help |
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February 27 RegretsJeudi dernier, dans l’après-midi j’ai reçu l’appel d’une jeune femme en pleurs qui me disait que c’était pour une urgence, « une grosse urgence », pour son chat. Je l’attends, en me disant que j’aurais quand même dû essayer d’en savoir plus, histoire de pouvoir préparer le matériel. Je vois arriver une petite minette siamoise de deux ans avec un morceau de fil de fer barbelé pris dans la peau. La peau est déchirée et décollée sur une grande surface, on voit les muscles abdominaux et ceux des cuisses, heureusement intacts. La minette est rentrée chez elle dans cet état-là, on s’aperçoit alors avec l’assistante que le fil de fer a été coupé à l’aide d’une pince coupante pour libérer la chatte, qui s’est déchirée à ce point en se débattant. Un peu plus tard, après quelques injections et en laissant passer l’état de choc, c’est opération nettoyage (comme pour les chiens blessés par des sangliers voire pire : de la terre des cailloux des poils…) puis suture, ça tire je suppose qu’un morceau de peau est resté en route. Vu le décollement je crains la nécrose (mort de la peau qui n’est plus nourrie). S’ensuivent deux jours d’hospitalisation (la minette ne peut pas se tenir debout) dont un sous morphine. La minette est adorable, la première chose que je fais le matin et la dernière le soir c'est aller la voir. Puis la minette rentre chez elle, où elle se déplace et elle mange. Lundi, contrôle : la peau cartonne, la minette a 40°C de température… et les gens qui n’en peuvent plus de la voir souffrir décident de l’euthanasier. Je ne travaillais pas lundi, je n’ai pas vu tout ça. Je sais que ma chef l’a hospitalisée gratuitement, qu’elle voulait réintervenir, nettoyer la plaie. Que même si ce n’était pas gagné la minette avait sans doute passé le plus dur. – soupir – February 26 Finalement je récidive : recette du farçon de Sainte-Foy-en-TarentaiseRecette traditionnelle extrêmement simple, reste que tout le monde n'apprécie pas semble-t-il, il paraît qu'il faut être né dedans... moi j'adore ça et R aussi ! Pas de droits d'auteur sur cette recette, c'est l'exemple même de la recette familiale transmise de mère en fille / grand-mère en petite-fille - comme le lapin à la polente, la soupe au pistou et les artichauds barigoule, c'est-à-dire toutes les premières choses que j'ai apprises à cuisiner, peut-être après la tarte aux fraises mais la pâtisserie je tiens ça de mon père. Pour ceuzécelles que ça tente : Ingrédients : pain dur (un saladier moyen), lait (un bol ? suffisamment pour que le pain deviennne mou et s'écrase bien à la fourchette), deux ou trois œufs, sucre (pas mal), raisins secs, safran Oui les proportions c'est à vue de nez (hé hé) et de fourchette - vous m'en reparlerez de mes recettes "traditionnelles". Mettre les raisins secs à gonfler dans un bol d'eau, pendant ce temps couper grossièrement le pain dur et le mouiller avec du lait. L'écraser à la fourchette puis ajouter les oeufs battus et sucrer. Ajouter les raisins secs égouttés, le safran et faire dorer à la poêle avec un peu de beurre. C'est prêt ! February 22 Sur un sujet qui me tient à coeur, ainsi qu'à beaucoup d'autresMercredi Fourrure a écrit un billet qui pose la question de la valeur d’un animal, la valeur qu’on lui accorde et le prix que l’on serait prêt à dépenser pour le soigner. J’ai aimé ce billet et les questions qu’il pose, puisqu’en tant que vétérinaire on se les pose forcément sans y répondre toujours. J’ai laissé en commentaire une réflexion sur le fait que nous avons un avis sur ce qui nous paraît « raisonnable », et que nous le laissons plus ou moins transparaître. Il y a ce que moi je serais prête à faire pour mon animal, et il y a ce que je juge raisonnable de faire selon la situation du propriétaire (financière et autre). J’expliquais donc dans ce commentaire que la plupart du temps je ne montre pas mon jugement personnel, j’expose les données scientifiques. Et que malgré tout parfois, lorsque je ne suis vraiment pas d’accord, alors je donne mon avis. Je pense aussi que le fait d'être vétérinaire a changé ma façon de voir les choses, en particulier parce que j'ai réfléchi à tout ça. Je vous remets texto mon dernier paragraphe, et je vous conseille d’aller lire ce billet : Côtoyer les gens et leurs animaux permet d'user les préjugés (en particulier envers les éleveurs d'animaux dits de rente et le lien qui les unit à leurs animaux). Quant à se choquer des sommes que peuvent dépenser les gens pour leurs animaux, j'ai dépassé ce stade en pensant aux sommes que peuvent dépenser d'autres pour des voitures de sport ou tout autre bien matériel. Je peux dépasser mes convictions personnelles, c'est aussi mon métier. February 21 Sans titre 1 (inauguration d'une série dont l'intérêt est extrêmement limité, comme ça tout le monde est prévenu)Incroyable je crois que j’ai trouvé la bonne couleur de police ! Du coup au boulot aussi je vais pouvoir bloguer en toute mauvaise conscience en justifiant le texte de mes billets et tout. Pour les images ce n’est pas encore ça mais je ne suis pas sûre que ce soit vraiment mon truc. Il y a des gens qui font ça beaucoup mieux que moi. (Ecrire aussi mais là pas de complexes, écrire je le fais depuis longtemps et tout le temps, j’aime ça). Je sais je ne suis pas logique. Mais dans notre société de l’image je serai une petite parcelle d’écrit à l’aspect peu engageant pour les habitués des pages web si illustrées. Je ne prétends pas être la seule, loin de là, au sein des blogs en particulier ils sont relativement nombreux ceux qui ont choisi cette voie. Je ne m’interdis pas non plus l’image vous l’avez bien vu, mais j’ai décidé qu’elle n’est pas obligatoire et que cet espace ne lui est pas dédié. (Oh on dirait presque que j’ai réfléchi à la question comme si je ne faisais pas juste ce qui me vient à l’esprit. Et en plus moi aussi je suis née au milieu des images et j’les aime bien…) Trêve de réflexions vaseuses / oiseuses, retournons vers ma petite vie pour ceux que cela intéresse : je ne travaille pas dimanche et des copains viennent à la maison c’est chouette ! – Je me suis brûlée la langue hier avec une soupe en sachet aux champignons qui m’a écœurée maintenant j’ai la langue qui râpe comme celle des chats – Et j’ai fait un aller-retour à la maison hier, ça m’a fait du bien après trois jours enfermée à la clinique. J’ai trouvé des pizzas géantes, c’est rigolo mais comme je ne suis pas très maligne je n’ai pas pensé que pour faire rentrer une pizza de cinquante centimètres dans le four ça allait être encore plus rigolo. De retour au boulot (enfin là je fais juste semblant de bosser ça se voit n’est-ce-pas ?) je suis décidée à sortir un peu, et autrement que sur internet. February 19 Au boulotCommençons par un petit résumé de ma journée d’hier. Il y a des jours comme ça où, comme le dit Fourrure ça aurait dû être calme. Sans être vraiment débordée, quand on est toute seule, un chat accidenté un chat trouvé à conjonctivite et un chaton à troubles neuro bizarres (j’ai cherché un peu hein, même si la neuro j’ai jamais aimé, mais là j’ai pas un diagnostic fiable) à rajouter au programme ça fait déjà pas mal. Plus un petit chat qui tire sur les points mais non je ne veux pas lui donner plus de médicaments mais puisque je vous dis qu’il y a de l’œdème. Ça paraît dérisoire par rapport à ce dont j’ai eu l’habitude, mais on était plusieurs vétos à gérer. Je suis pas aussi efficace toute seule, même pas en rêve. J’ai hospitalisé les minous, surtout que je sais que c’est moi qui vais m’en occuper demain, je ne refile pas le cadeau à ma collègue-chef pendant que je me la coule douce (oui si le cas ne le justifie que moyennement j’ai honte de donner tout le boulot aux autres, même s’il est tard et que je suis fatiguée. Mais oui dites-moi que je suis exemplaire). Mais de quoi me plains-je ? J’ai fini avant vingt heures, le minou accidenté ne saignait presque plus, il a uriné et il a bu tout seul. Le chaton qui ne pouvait rien manger a englouti le a/d, même si le contrôle de ses mouvements n’est pas au top. Et il est négatif FelV/FIV/PIF. Reste que je ne sais pas ce qu’il a, quand même. A part un coryza ou du moins une rhinite importante sans conjonctivite ni hyperthermie, sans encombrement bronchique non plus, d’ailleurs. Aujourd’hui oui j’ai de quoi me plaindre : pas d’amélioration, le minou accidenté respire mal avec une radio thoracique normale, et les gens ne sont pas motivés. Je sens que c’est mal parti… A part ça je m’entends bien avec l’assistante, remarquablement compétente. J’espère juste qu’elle ne me trouve pas trop bavarde, parce que même si vous l’aviez déjà remarqué à la lecture du blog en vrai je parle encore plus vite. Ben ouais. Et j’ai un peu tendance à tout expliquer au client. D’où mon retard hier à midi que j’ai fini par mettre les gens dehors à une heure moins dix mais c’est que j’ai encore un chat à castrer et à tatouer, ça me stresse pas vraiment mais il dort pas encore il faudrait s’y mettre, j’ai rien à bouffer moi à midi ! Et aujourd’hui : calme plat. Les gens appellent pour reporter les rendez-vous et je vends des vermifuges et des croquettes. (Enfin ça peut encore s'affoler la journée n'est pas finie.) February 18 La fameuse soupe aux châtaignes Pour une fois qu'on me demande quelque chose, c'est parti. Commençons par une digression : j'aime bien cuisiner, en partie parce que je suis gourmande, et puis parce que c'est un vieux rêve d'enfant, être une sorcière et fabriquer des potions magiques. Je ne suis pas à fond non plus, à connaître tous mes classiques et à systématiquement demander la recette d'un plat que j'ai aimé. Mais j'ai un petit lot de recettes familiales de diverses origines, et puis j'ai acheté un livre de recettes sympas et un peu exotiques, et je les essaye. Et heureusement pour chéri-chéri la plupart du temps ça marche. Bref. Je n'avais pas encore véritablement causé cuisine par ici, et pourtant il paraîtrait (sisi la rumeur circule) qu'en rando avec Y*de et Elo on parle tout le temps de bouffe. Et oui.
Trêve d'atermoiements, voilà donc la recette de la soupe aux châtaignes (tadam), de mémoire :
400 g de châtaignes en boîte ou sous vide ou congelées, voire en purée. On peut aussi en prendre des fraîches faut juste être motivé pour l'épluchage - je suis une petite joueuse, j'épluche pas
200 g de champignons de Paris
1 oignon rouge
10 cl de crème fraîche (mmmh)
sel poivre
et en théorie : 1 cm2 de zan. moi j'en ai jamais trouvé, je râpe parfois un peu de bâton de réglisse mais c'est bon aussi sans
- je réfléchis mais je crois que j'ai rien oublié - ah si : un bouillon de légumes
Faire revenir cinq minutes les champignons en morceaux et l'oignon émincé
Ajouter le bouillon et les châtaignes
Faire cuire vingt minutes (voire dix à la cocotte minute)
Tout broyer - mixer - licuadorer (du mot espagnol licuadora, pouvant se traduire par liquéfacteur(trice) ou, par un anglicisme moins original mais plus compréhensible, mixeur)
Ajouter la crème et assaisonner, ajouter de l'eau si besoin (sinon ça s'appelle de la purée de marrons).
Ah y est. Pas très compliqué isn't it ?
Recette tirée de ce livre : La cuisine pour les garçons, les filles, les mamans, les fées, etc (titre approximatif). Collection mon grain de Sel.
Bon. Sauf réclamations de la foule en délire suis pas sûre de réitérer cet exercice, à voir !
Et puis quand même, hier j'étais bien contente de recevoir ma cousine en visite chez nous, parce qu'on s'entend bien et qu'on ne se voit pas souvent, c'était bien agréable de passer un moment avec vous deux ! (Même si la soupe aux châtaignes pour toi il faudrait en essayer une version sans champipi...)
February 16 De la circulation... ... en ville et en voiture. (Parce que ma mauvaise circulation à moi elle me regarde. Et oui ce jeu de mots est nul.) Enfin la circulation dans cette *+/:: de ville de §%%*µµ où je me trouve présentement. D'accord je suis une fille. Et mon sens de l'orientation est, comment dire... fantaisiste. Mais j'ai pourtant domestiqué Lyon (Paris il faut pas exagérer). Comment ça il m'a fallu cinq ans ? Mouais ok je vais peut-être finir par m'y faire, et mon sens de l'orientation n'est pas seul en cause vus tous les sens uniques qui se trimballent dans le coin. En attendant c'est la fête ! Je me perds pas pasque c'est une petite ville, mais je me retrouve toujours aux mêmes endroits, de préférence là où je ne voulais pas être c'est plus rigolo. Je visite...
(ça y est mes parents doivent être arrivés à Sevilla...)
Le samedi soir à la clinique aussi c'est la fête, voyez l'intérêt documentaire de ce billet. Après tant de violence je m'en vais tenter de trouver le sommeil, sans les champignons que j'aurais dû acheter pour la soupe aux châtaignes de la semaine prochaine (mais non j'ai rien bu rien fumé oui oui je vais me coucher). Avec une pensée pour ceux qui sont de garde. N'empêche. La soupe aux châtaignes c'est meilleur avec des champignons. February 15 Dans le noirQuand il m'arrive de me lever la nuit, j'aime bien rester dans le noir et mesurer autrement les dimensions de l'appartement. Finalement je ne me cogne pas plus qu'en plein jour - et oui mes épaules et mes hanches rencontrent régulièrement les encadrures de porte lors d'empressements trop vifs, vous pouvez vous moquer. Rien n'est plus familier, les distances s'allongent, je suis de nouveau surprise par l'environnement quotidien qui perd de sa réalité, de sa précision. Ce qui m'entoure n'est plus défini par mon regard mais par ma mémoire et mon toucher. Un clair de lune parfois fait réapparaître les reliefs sans agression, sans changement brutal d'état. Je change de point de vue et ce n'est pas si fréquent, je regarde à nouveau le si habituel. Si R m'entend me lever, systématiquement il me demande si je veux qu'il allume et systématiquement je lui réponds que non, parfois il allume quand même. Mais ce n'est pas pour ne pas le déranger que je refuse (enfin pas que) c'est égoïstement pour marcher dans le noir. February 14 Dans mon métier...... il y a peu de choses que je n'aime vraiment pas faire. J'ai réfléchi à la question l'année dernière, alors que la fatigue se faisait sentir et que je manquais de motivation. A part euthanasier les portées de chiots et de chatons. Et au printemps ça peut arriver plusieurs fois par jour, je me souviens particulièrement d'une journée, où même mon chef m'a demandé ce qu'il se passait. "Rien..." Rien. Sauf que je les ai tenus dans les mains, en me disant non ne les regarde pas. Et que pour le coup entre les nouveaux-nés et les autres ça faisait beaucoup. Mais on se détache, on est obligé, on tente de mettre "ça" dans une case à part. Mon chef, justement, avec lequel j'ai eu la chance de travailler pendant plus d'un an et qui m'a tant appris, et qui malgré les épreuves ne s'est jamais blasé ; mon chef donc, n'aimait vraiment pas les euthanasies. Il demandait souvent à l'autre salarié, Gabriel, de les faire. Non pas parce qu'il était insensible, mais en général, faisant plutôt de la rurale, il n'avait pas soigné l'animal en question, et il parvenait apparemment assez bien à ne pas s'impliquer. A part ça, il y a des chirurgies qui me stressent, d'autres dans lesquelles je ne me lancerais pas seule. Il y a les maladies incurables sur de jeunes animaux. Il y a la peur de ne pas savoir, de ne pas trouver, de faire une erreur. Mais même nettoyer le chenil, même m'occuper d'un chat méchant (d'ailleurs je crains plus les chiens méchants) je ne peux pas dire que je n'aime pas ça. D'accord, c'est parce que je ne fais pas que ça. En rurale, il y avait plus de choses physiquement pénibles (oui pour le moment c'est du passé) et plus d'incertitudes, et il fallait se lever la nuit (je l'ai déjà dit j'aime ma couette). Mais de la même manière il y a peu de choses qui me répugnent. - Qu'est-ce que j'aimais conduire au lever du soleil, voir le printemps exploser, aller voir les juments pendant ce chaud mois de juin matin et soir, et aussi les vêlages - Restent les relations avec les clients, souvent bonnes et parfois... moins (doux euphémisme). Reste qu'il y en a relativement peu dont on pourrait se faire des amis - d'un autre côté ils ne sont pas là pour ça et moi non plus. Finalement, ça ne pèse pas bien lourd, ce que je n'aime pas dans mon métier. February 13 Bloguer depuis le boulot, c'est maalMême que j'ai été punie par le dieu du web (auquel je ne crois pas mais ses voies sont impénétrables), j'ai bidouillé pendant des plombes pour retrouver le ton de orange du texte - oui celui qui vous plombe les yeux - sans parvenir à le retrouver. Heureusement sur l'ordinateur intelligent de R. - qui a aussi un petit logiciel qui va bien installé dessus - j'ai tout remis en ordre. C'est comme les photos et la disposition, au boulot c'est assez fantasque ; et je saurai dorénavant qu'il ne faut surtout, surtout pas essayer de changer quoi que ce soit depuis cet ordinateur maudit. Voilà. Mais de là à me persuader qu'il faut juste arrêter de bloguer depuis le boulot... (Mais euh, c'était entre midi et deux j'étais pas sensée bosser...) De l'amitié et autres chauffages en EspagnePeut-être que je vais arriver à attirer des gens jusqu'à la maison. Pour se voir un peu plus qu'une fois par an, pour que R. puisse les voir aussi parce que souvent c'est sans lui. Peut-être même que je vais revoir des amis chers que je n'ai pas vus depuis... pfouh vaut mieux pas savoir. Evidemment, bien que je ne travaille pas beaucoup (sauf la semaine prochaine, presque neuf jours d'affilée ouh j'ai plus l'habitude !) je bosse juste quand les autres sont libres. Ben oui, c'pas super pratique. Mais là on est plus que motivé(e)s, au printemps on a dit grosse rando, y a plus qu'à. Plus qu'à décider de la date, prendre des vacances (quoi ? c'est quoi ce mot-là ?) et il faudrait que ce soit pour tout le monde en même temps, on n'a pas prévu de faire un relais. Alors mai ou juin, sais pas. Ah oui : il faudrait aussi savoir où, et à combien, mais ça dans l'organisation c'est que du bonheur, sauf quand il faut téléphoner pour réserver, parce que téléphoner à des inconnus wouah c'est terrible. Ah si. Au moins ça. Tant que j'y pense la semaine prochaine (pendant que je serai au boulot, je le rappelle) mes parents ptêtre ils seront à Séville. Ou à Cordoue. Rhaa là là. L'Andalousie en cette saison, c'est pas mal. Bon, ils ont des chauffages un peu spéciaux, des braseros sous les tables. Des braseros électriques quand c'est moderne. Et sur les tables y a des nappes qui vont jusque par terre, que quand tu t'assoies tu remontes bien la nappe sur tes genoux, voire jusqu'à la taille, et après t'as super chaud aux pieds et un peu froid aux mains. Bref. Quand t'as compris le système ça va pas mal, parce que sinon tu te les pèles grave. Parce que les maisons andalouses elles sont bien isolées, prévues pour se protéger de la chaleur à fond. Et ça marche. Et l'hiver, il y fait froid, et moi j'ai pas vu un seul chauffage central. Mais j'ai vu des cheminées quand même, faut pas exagérer. Enfin j'attends de voir si à l'hôtel ils chauffent, ne généralisons pas trop vite. D'un autre côté, si t'as froid, tu vas faire un tour dehors dès qu'il y a du soleil tu peux te dorer tranquille même le premier janvier c'est du vécu. Voilà voilà voilà, et oui l'Espagne c'est pas si loin mais déjà c'est exotique. (Ah oui j'ai un peu dansé et fait des abdos pour me réchauffer. Ça marche aussi, mais pas très longtemps.) February 12 Le bruit des pas dans la neigeCet après-midi j'ai réussi à me décoller de l'écran pour aller faire un tour. Un manteau des bottes, le chien me regarde avec intérêt. Ce n'est pas le mien (de chien), mais il sait très bien quand je pars me promener, et moi j'aime bien l'avoir avec moi - sauf qu'il me fait peur quand on va sur la route et comme évidemment je ne prends jamais de laisse... La neige a fondu et regelé, quand je marche je projette des petits glaçons qui rendent un son cristallin. Je préfère quand la neige est fraîche et qu'elle craque un peu, si elle est très froide et poudreuse c'est encore différent. Enfin quand on en a jusqu'aux genoux, là on nage. Et on mesure son plaisir à l'aune de sa fatigue. Cet après-midi je ne m'enfonce pas, en images ça donne ça :
Mais pour le ski, il faudrait aller un peu plus haut... Le chien m'attend patiemment quand je prends des photos, il court avec moi dans les descentes, ce sont les seuls moments que l'on passe tous les deux. Tout ça c'est un bon prétexte pour prendre un thé en rentrant.
February 11 AccroOui moi aussi maintenant j'ai une double vie (j'en ai déjà parlé). Je passe des heures dans le monde d'autres personnes. Je regarde mes stats. Je me retiens difficilement (ou pas) de bloguer depuis le boulot. Quand ça fait vingt-quatre heures que je n'ai pas fait un tour sur internet ça devient critique. Et alors qu'au départ j'ai fait un peu attention à ne pas parler de ce qui est trop intime puisque les gens qui me connaissent peuvent me lire, je me laisse aller à mes états d'âme. Moi qui au départ ai ouvert ce blog presque par hasard, en découvrant mon espace perso msn, je fais comme tant d'autres, je repère dans ma journée ce qui peut-être se retrouvera là. Je ne suis pas encore une geek, non, le langage achetml j'y connais rien et le reste de la technique informatique non plus, les jeux vidéo c'est pas mon truc. Mais quand même. Bon. Après cet épisose hautement culturel m'en vais faire la soupe moi. February 09 Sur la route En rentrant l'autre soir, saoûle de fatigue, par la fenêtre de la voiture j'ai aperçu la lune se lever. Magnifique lumière cendrée, on voyait un mince croissant brillant et le reste du disque lunaire gris sombre sur le ciel. J'ai envoyé un message pour partager ce moment avec quelqu'un. Et puis j'ai passé la soirée un peu hébétée, il ne faut pas trop m'en demander après le boulot...
Ce matin comme je le fais deux fois par semaine je suis partie au lever du soleil. Ciel sans nuages, lumière sur la neige, tant de magnificence ! Se dire que ça vaut la peine. D'être là et de se lever chaque matin, même si mon "utilité" ne me crève pas les yeux. Penser aux autres, tous ceux pour lesquels le but aujourd'hui c'est de survivre. Nos aspirations ? Que valent-elles, que sont -elles ? Notre monde est aussi réel que celui de la misère mais pourquoi sont-ils aussi différents ? Je suis heureuse. Cela signifie que je peux occulter ces questions la majeure partie du temps. Est-ce vraiment de la force d'esprit ?
Esa luna que amanece
Alumbrando pueblos tristes
Ay que de historias, que de penas,
Que de lagrimas me dice
Otilio Galindez, Venezuela
(Cette lune qui se lève, éclairant des villages tristes, que d'histoires, que de peines, que de larmes elle me conte...) February 07 Juno Hier je suis allée au cinéma. Ce serait banal si ces derniers temps cela ne m'arrivait pas si rarement. Déjà, je débarque devant le ciné à 8 heures 25, et la séance est à 21 heures 30. Dommage. Je fais l'aller-retour à la clinique en me disant que ce n'est pas si loin, sauf que quand on essaie toutes les routes possibles, là tout de suite on met un peu plus de temps. De retour à la bonne heure, motivée à fond, comme Astéri* ça ne me dit rien je prends un ticket pour Juno dont j'ai entendu dire du bien sur Couleur 3 que c'est ma radio (suisse) préférée au point que chez moi je l'écoute sur le net. (J'ai même plein de sonneries de téléphone Couleur 3, dont une avec la voix de la Planète Bleue, Yves Blanc, Y*de si tu me lis...) Où en étais-je ? Ah oui : je prends mon ticket dans les premières, et je rentre dans la salle. Il n'y a personne, je choisis ma place pas trop près bien au milieu... et j'attends. Bandes-annonces, pubs, tout ça tout ça. Et bien non, toujours personne, ils ont projeté le film pour moi toute seule. Super d'ailleurs le film, une jeune fille de seize ans enceinte mais très drôle, vraiment bien. Mais apparemment ça ne peut pas lutter avec A*téri* et le Barbier de Tim Burt*n. Ben non. Remarquez, moi j'étais tranquille, séance sympa. February 05 Photos depuis ma fenêtreFebruary 04 Puisque tout le monde fait des compte-rendusComment ça le récit de ma palpitante journée d'hier n'intéresse personne ? Tant pis, je vais vous l'infliger quand même, en pas trop long si vous êtes sages. Bref. Hier, sans grand enthousiasme et affamée je me suis retrouvée les pieds dans la boue (avec mes chaussures neuves rappelez-vous) compressée dans une foule venue boire du vin. Je me sentais, comment dire, pas vraiment à ma place. Je n'ai peut-être pas beaucoup de vie sociale mais là ça faisait beaucoup de gens d'un coup. Et puis comme je l'ai déjà dit j'avais faim. Et ça me rend hargneuse la faim. Alors je fais la gueule et surtout j'essaie de la fermer, ma gueule, histoire de pas mordre des pauvres gens qui n'y sont pour rien. Quelques patates avec du morbier dedans plus tard, j'ai retrouvé le sourire, et j'ai même apprécié la dégustation (en version réduite, faut bien rentrer après). Il faut dire qu'heureusement depuis la dernière (et première) fois que j'étais venue j'ai appris un peu à aimer le bon vin. Il y a encore eu une bagarre silencieuse pour obtenir des gaufres, du vent bien froid et puis on est passés chez un copain et on a discuté toute la soirée. Du coup contre toute attente j'étais plutôt contente de ma journée. Et j'ai gagné une infusion au cynorrhodon, que demande le peuple ? February 02 Petite fatigue Ca m'apprendra à dire que mon nouveau rythme de boulot est plus cool. Des tas de gens en salle d'attente, trois fois le téléphone dans la même consult', et le gars qui n'a pas rendez-vous qui râle parce qu'il attend : "si vous discutez une heure avec chaque personne" parce qu'évidemment je le fais pour le plaisir hein, et oui je donne des conseils aux gens quand je leur rends l'animal que j'ai opéré le matin. Même si c'est une ovario de chatte. Et pourtant il n'est pas désagréable d'habitude ce monsieur, il aime son chien, il le soigne. Mais il débarque toujours sans prévenir, il fait l'animation dans la salle d'attente et... il ne veut pas comprendre qu'entre son coeur et son cancer de la prostate son chien est fatigué. Qu'il faudrait qu'il reste tranquille, un peu. Et pendant ce temps une minette accidentée en plein syndrome neuro. Pfouh... Mais non je ne me plains pas. Juste je suis un peu fatiguée ce soir. J'ai toujours pas enlevé ma blouse et mon repas fut quelque peu minimaliste, j'ai fini par éteindre la lumière puisque le néon clignotait, ambiance intime...
Ah : et puis je me suis achetée des chaussures. Entre natural et synthetic happiness c'est la fête.
Allez, mon lit qui n'est pas mon lit m'appelle (depuis que j'ai posé la couette dessus elle exerce l'attraction inhérente à ceux de son espèce de façon croissante). Bonne nuit tout le monde, et à bientôt pour de nouvelles aventures, demain au pays de la Percée du vin jaune. Hi hi hi Je sais hein, j'ai fait joujou sur D*ilymotion et voilà... C'est débile et c'est drôle. (et puis quels danseurs !) |
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