Malgven's profileAventures et mésaventure...PhotosBlogListsMore ![]() | Help |
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March 29 Ay Venezuela !Ça y est enfin. Cela fait des semaines que je pense à ce moment. Comme le dit le dicton coréen, « le meilleur moment quand on fait l'amour, c'est quand on monte les escaliers ». Un bordel monstre règne dans et sur mon bureau. Rien à battre. Je pars dans deux heures. Et je retrouverai tout en vrac en rentrant, j’ai l’habitude. Mais qu’est-ce qui me prend pourquoi je parle de rentrer ? Le meilleur moment c’est maintenant. Je suis dans l’excitation et l’attente du départ je sais que j’ai tout mon temps devant moi. Rentrer ? C’est tellement loin, il peut se passer tellement de choses… Et peut-être même que je ne rentrerai pas, je peux toujours y croire puisque je ne suis pas encore partie. Le séjour de mes parents en Amérique du Sud a suffi à peupler leur imaginaire pour au moins trente ans, et il a ensemencé le mien depuis ma naissance. Enfin cette fois ça y est, après tant de préparatifs les contes et les rêves vont pouvoir se confronter à la réalité. (Fugitivement dans mon esprit passe ce que je fuis, ce que j’abandonne ; mais il n’est plus temps.) Je tourne en rond je piétine, j’attends mon petit frère qui doit m’emmener à l’aéroport. Les coréens, ils n’ont pas la même philosophie que nos vieux grecs, qui pensaient que le désir était souffrance. Moi je suis déjà partie dans ma tête, je me sens vivante dans cette effervescence fiévreuse que je crée autour de moi. Je suis un peu ici, un peu dans l’avion, beaucoup dans l’eau de La Puerta, juste après le balneario Mira Flores. J’ai envie de rugir, d’éclater de rire comme c’est bon ! Les bagages les papiers tout ça je n’y pense presque plus, ils sont dans le couloir derrière la porte prêts à être embarqués. Comme moi. Enfin sauf que je me force à rester assise devant cet écran, pour ne pas sauter à travers la pièce et… on sonne à la porte. Youhou ça y est pour de vrai je suis partie !
Participation jubilatoire au sablier du printemps, amorce 6 choisie par Alexandre, début du billet "Ciao boulot" de Chondre.
Confidences sur conférenceCertains soirs, pour faire mon intéressant, il m'est arrivé de monter sur une chaise, de me draper dans un torchon à carreaux et de déclamer une poignée de vers avec des accès de lyrisme proportionnels à mon taux d'alcoolémie. Il s'agissait de l'extrait suivant : « C'est pas marqué dans les livres / Le plus important à vivre / C'est de vivre au jour le jour / Le temps c'est de l'amour ». Et oui, on a l'inspiration qu'on peut à ces heures imbibées. Je prenais la posture adéquate, un genou légèrement plié et l'index mollement tendu, dans le plus pur syle d'une statue d'empereur romain. - Excuse-moi mais là comme ça j'ai du mal à t'imaginer en situation, répondis-je à mon collègue R. Et je ne vois pas comment ce genre d'expérience peut t'aider lors de tes interventions en public... - Je ne sais pas si ça m'aide vraiment, mais lorsque je commence une conférence j'ai toujours un sourire, en fait je me prends à penser que je me drape dans un torchon à carreaux, et que ce que j'ai à dire, finalement, n'est que le refrain d'une chanson." Je souris à mon tour devant son air rêveur : "Comme quoi, tout est dans le costume. Moi ça m'aide pour monter sur scène ! Et puis prendre la peau d'un autre... - Exactement. Enfin pour le torchon, je me retiens quand même. - Je ne te regarderai plus discourir de la même manière à présent. " Et voilà pourquoi hier soir notre grand conférencier, à la surprise générale, nous a présenté ses travaux vêtu d'une toge. Voici ma médiocre participation (ouh j'ai honte mais quelle idée aussi d'écrire à sept heures du matin) au sablier du printemps, amorce 5 choisie par Alexandre. L'amorce est cette fois-ci le début du billet Réhabilitons un grand auteur de M. Le Chieur. March 28 Toute la vérité rien que la véritéVous savez pas la dernière ? Il paraît que j'ai un blog. Oui, oui, un de ces machins sur Internet où je raconte ma vie. Il paraît que ça me prend du temps, que j'y raconte des choses relativement intimes que mes proches ne connaissent pas toujours. Il paraît même que pour un peu je provoquerais des incidents juste pour pouvoir les raconter. Que je cours après quelques pauvres statistiques. Il paraît aussi que ce n'est pas toujours passionnant de suivre pas à pas l'envers de mon quotidien, que de mon temps je ne fais rien d'extraordinaire. Je vais peut-être vous décevoir, tout est vrai. Participation au sablier du printemps, amorce 4, le début du billet est emprunté àKrazy Kitty, "Chronique d'une thèse annoncée (ou pas )". Cette amorce a été proposée par Otir. March 27 Fille de l'eau ?Il est trois heures du matin, je n'arrive pas à dormir. J'entends le bruit de la mer, des vagues qui s'écrasent contre la falaise en soupirant, en rongeant de leurs larmes les pierres insensibles. Dehors la terre est immobile et dort sous un épais manteau de neige alors que je suis attaquée par cette houle plaintive et magnifique. Je dérive, je suis de retour là-bas, j'appuie mon corps contre le vent et les vagues fluent et refluent avec lenteur et fracas. Les pierres résistent et mes pensées se brisent contre les parois-rochers de mon crâne, je me dilue doucement dans ces sons soudain si familiers. Une violente envie de retourner sur cette falaise un soir de grande marée, mon lien avec l'eau resserré, vivre là. J'ai pourtant fait un choix contraire. J'ai choisi l'homme et j'ai reçu son pays en héritage, alors j'ai juste arrêté de dire (de penser) je pourrais partir. Et en fait ça ne change presque rien. Presque. Participation au sablier du printemps, amorce 3. Amorce tirée du blog La sexualité des araignées, billet "Au botd de la mer", et proposée par Otir. March 25 La fantastique histoire des brosses à dents baladeusesIl faut que je vous raconte… C’est une drôle d’histoire en fait, une histoire de brosses à dents ! Dingue !! En fait tout a commencé alors que j’étais chez B. toute la semaine dernière. Nous avions bien senti que quelque chose se tramait dans la salle de bain, et puis il fallait se rendre à l’évidence, il y avait des signes avant-coureurs qui ne trompent pas… Le savon au fond de la baignoire, les portes du placard retrouvées ouvertes un matin. Et puis les petits bruits la nuit. Mais bon je n'étais pas chez moi je ne me suis pas trop méfiée. Et puis vendredi soir : plus de brosse à dents. J'ai bien cherché, B. aussi, mais je n'ai pas trop insisté, et puis je me suis résignée à cette perte, supputant qu'elle était sans doute avec le petit papyrus, celui qui a disparu avec le pot et tout et tout. Sauf que samedi c'est celle de B. qui a disparu, alors qu'elle était persuadée de l'avoir remise dans le verre à dents.On a bien accusé le chat, puis les enfants, rien n'y a fait. Je suis rentrée chez moi, et puis samedi soir, alors que j'étendais la lessive, la brosse à dents de B., toute dépoilée, est tombée à mes pieds. J'ai supposé qu'elle était au milieu de mes vêtements sales et qu'elle était passée à la machine, même si j'étais un peu étonnée que ma machine à laver l'ait mise dans cet état. Et puis hier soir j'ai eu un coup de fil de B., qui a surpris un loir ayant élu domicile derrière le fond du placard de sa salle de bains. Enfin peut-être une femelle loir, elle avait commencé un nid en poils de brosse à dents... Ceci est ma participation au sablier du printemps, amorce 2 (amorce venant de chez Matoo, billet Toothcrush et proposée par Elisabeth). Un cas de rage autochtone en FranceMaintenant que l'affaire est mediatisée, que non seulement les sites internet, mais aussi la radio et la télé parlent de l'affaire, je me sens plus libre d'en parler. A mes clients en particulier, je peux dire les choses telles qu'elles se sont déroulées et rectifier leurs informations ; d'autant plus que la DSV (direction des servies vétérinaires) elle-même nous a fait parvenir avec précision les données recueillies sur le déplacement des différents chiens impliqués. En effet, une chienne née en France est morte de la rage dans le 77, et la souche du virus en cause est marocaine. Or, cette chienne a été en contact avec une autre nommée Youpi qui elle-même a fréquenté un chien ayant effectué un long séjour au Maroc. Ce dernier chien ainsi que Youpi sont morts sans qu'il y ait eu de recherche de rage, et entre l'arrivée en France de ce chien infecté et le diagnostic de rage il s'est écoulé quatre mois, et de multiples contacts avec d'autres chiens. Donc de nombreux animaux ont été au mieux mis sous surveillance au pire euthanasiés, des traitements antirabiques ont été mis en place, et la France n'est plus indemne de rage terrestre pour au moins deux ans. Il aurait été plus simple de vacciner ce chien avant qu'il ne parte en Afrique... EDIT : j'ai fait une erreur, ce chien était vacciné... Ceci est ma participation (en retard) au sablier du printemps, amorce 1 - amorce qui vient de chez Tarvalanion, billet mediatisation et qui nous est proposée par Elisabeth. Les autres participations à ces billets en sablier sont disponibles chez Kozlika. March 22 Les élections municipales par le petit bout de la lorgnetteLa neige est revenue et j’ai (encore) fait des crêpes, les soirées de cette semaine furent bien courtes nous nous sommes régulièrement endormis sur le canapé, et j’avance doucement sur « La route des Flandres » (Claude Simon). Et R est conseiller municipal. C’est parce qu’il avait trop de temps pour lui, mais si. Il y a onze conseillers dans cette satanée commune de moins cent cinquante votants (je crois). Il y a eu trois listes : une de treize candidats, une de cinq, et une de un. C’est rigolo les élections par ici. Et devinez quoi : les gens ont élu trois personnes par ci, trois par là. Deuxième tour, les listes changent un peu c’est encore plus drôle, allez zou deux d’un côté trois de l’autre. (Dont celui-qui-était-tout-seul mais qui a fini par se rallier à une cause.) Dois-je lancer la polémique ? Diffamer ces gens que je ne connais pas mais que je découvre sous un jour bien peu favorable ? Alors qu’il suffit d’attendre de les connaître pour médire en toute bonne foi… Chut ! Me voilà déjà sur une pente peu conciliante, il ne me reste qu’à me taire, moi l’étrangère, et à chercher les oreilles compatissantes des femmes de ma famille les soirs de conseil municipal. Bien à vous, SP.
March 18 Une maisonCette nuit j'ai rêvé (avant de rêver d'un spectacle de danse où je me changeais sans arrêt parce que je n'avais pas le bon costume, et pourtant je n'en avais que deux) j'ai donc rêvé que je retournais dans la maison de mes grands-parents, qui a été vendue il y a deux ans bientôt. Je retournais dans la chambre que j'occupais, elle était comme il y a des années, avant l'aménagement avec lits superposés. Et j'y retrouvais des tas de vieux trucs. Un effet grenier en quelque sorte. C'était juste comme si je n'y étais pas allée depuis très longtemps, alors que j'en aurais eu la possibilité. Mais je ne pourrai désormais y aller qu'en me perdant dans mes souvenirs. Ou en rêve. J'aimais cette maison, je connaissais ses odeurs et ses bruits. Mais je l'aimais surtout parce que c'était celle de mes grands-parents, pour tous les moments heureux que j'y ai passés. Ma grand-mère a choisi de déménager et a relativement bien supporté cet arrachement (mais j'étais de garde le jour du déménagement) et puis son appartement actuel est très beau. Si ma mère a pu penser garder cette maison, la question ne s'est pas réellement posée pour moi. Je n'ai pas vraiment eu de peine au moment de la vente, mais aujourd'hui remonte un peu de nostalgie. March 16 Les piro atypiques courent la campagne par ici La semaine dernière après un frottis douteux où je ne voyais pas de piroplasmes sur une chienne en diarrhée hémorragique, j'ai fini par faire du carbésia (traitement de la piro) sans le dire aux propriétaires puisqu'ils ne voulaient pas de cette injection, ils étaient persuadés que la chienne souffrait d'autre chose (qu'elle avait mangé de la mousse polyuréthane, par exemple, ce qui n'était pas impossible non plus). La chienne a guéri, j'avais marqué sur l'ordonnance les produits injectés, y compris le carbésia... J'aurais dû leur dire ce que je faisais. Je n'avais pas envie de me fâcher ce jour-là il faut croire (mais ce n'est pas une excuse). March 15 Le soleil et la neige, ma cousine et RYouhou on a feinté Murphy (de justesse) ! C’était trop bien y avait Mag et Zach j’ai des courbatures dans les mollets et la marque du col roulé quand est-ce qu’on y retourne ? March 12 La loi de Murphy va encore frapper (peut-être)Demain normalement on va faire du ski. Du ski alpin. J’ai hâte d’y être, y a de la neige fraîche, il ne devrait pas faire trop mauvais, et on y va deux jours. La folie quoi. Trois jours que j’y pense, que je croise mes chaussures de ski en bas des escaliers ou aux toilettes en me disant chouette – oui elles voyagent, elles sont montées d’un étage. Parce que si elles restent au froid, j’ai déjà tenté c’est assez drôle pour les mettre après : un quart d’heure et il faut s’y mettre à deux, on n’a pas du tout l’air ridicule sur le parking, et on se demande si on va y arriver un jour. Bon, sauf que avec les risques d’avalanche on va pas pouvoir monter jusqu’en haut, moi je connais c’est bon mais depuis trois ans à chaque fois que j’emmène R c’est fermé. Pff… (Elo j’espère que le temps pour toi est pas trop pourri cette semaine, on pense à toi !) March 10 Dimanche matinj'ai ramené le chat d'une dame chez elle. Maison un peu vieille, multiples entrées et je ne sais pas à quel étage habite ma cliente. Elle aurait pu me le préciser au téléphone, ça m'aurait aidé (et j'aurais pu le lui demander, sacrebleu !) Après une courte exploration et une traversée du jardin j'ai fini par trouver. J'entendais la télé à travers la porte, la sonnette ne fonctionnait pas. La porte s'est ouverte toute seule au troisième toctoctoc, et j'ai fini par entrer en appelant. La dame dormait profondément dans son canapé, elle ne s'est pas réveillée même quand j'ai tenté de lui mettre son chat sur les genoux (j'espère que c'était bien le sien...) alors j'ai posé les médicaments et je suis partie. Suite au prochain épisode. March 09 En vrac, ou sans titre 2Dure journée hier, du retard dans les rendez-vous et des gens qui attendent (patiemment mais les enfants commençaient à en avoir assez). Et moi je cours partout. Et je laisse la lumière de l’appareil de radio allumée pour développer la radio. Donc elle est toute noire hein, et puis je m’en rends compte à chaque fois (oui ça m’est déjà arrivé) au moment où j’ouvre la cassette. J’ai une excuse, je laisse l’appareil allumé pour recopier les constantes, mais je veux développer la radio le plus vite possible (donc je m’emmêle les pinceaux, ne pas confondre vitesse et précipitation). Sinon en ce moment j’ai un peu une vie en dehors d’internet, des gens viennent me voir jusque chez moi, on se promène, on mange (wouah cette nuit j’ai rêvé que ma chef me demandait de faire la cuisine mais elle pensait que ça ne poserait pas de problème vu que j’avais fait des trucs choses au caramel et aux pommes enfin je sais plus – et puis j’ai rêvé de son chat aussi mais comme il est dans la pièce à côté c’est peut-être qu’il m’a envoyé des ondes) et donc, disais-je, je fais visiter mon p’tit coin de pays et la ferme, et on est tous bien contents de se revoir ! Et enfin, je vais peut-être réussir à emmener R au ski. Peut-être : ça porte malheur d’être superstitieux mais se faire de faux espoirs est-ce bon pour la santé ? [Et tenter de se convaincre que le ski ce n’est pas décroissant du tout, et pas écolo c’est le moins qu’on puisse dire ça ne suffit pas à me gâcher le plaisir que j’ai à me trouver là-haut ni à me convaincre de ne pas y aller.] Quant à la décroissance et à l’attitude qui lui correspond, dans mon cas ça peut se résumer à refuser de manger des fraises avant avril, mais je ne résiste pas aux avocats, aux bananes et au gingembre. Peut-être que bientôt je ne pourrai plus en manger d’ailleurs, quand le transport sera si cher que peut-être en fait il y aura la guerre. Puisqu’on sera très nombreux et qu’il n’y aura pas à manger pour tout le monde, et que pour le moment on se contente d’avoir peur (et encore pas tout le temps). Euh… je crois que sur ces paroles je vais vous laisser, à bientôt. March 05 VêlageVêlage lundi matin, torsion de matrice détordue par R sur mes conseils et alors qu’à quatre heures du mat’ j’avais dit « pas de torsion ». Je sentais le col, bien fermé, pas de vrille pas de bande de tension, et par voie rectale pfff… plein d’air, pas de nœud en tout cas. Et comme à chaque fois qu’il faut se lever la nuit, je me dis « et dire que je vais faire ça toute ma vie »… Passé les cinq premières minutes ça va mieux. Bon on a décidé d’attendre (imaginez comme j'ai bien dormi), le col s’est ouvert dans la matinée, et même si après réduction de la (demie) torsion la dilatation du col a été un peu longue tout s’est bien passé. Et depuis j’ai mal partout… Qui a dit qu'il fallait que je me remette à faire du sport ? February 27 RegretsJeudi dernier, dans l’après-midi j’ai reçu l’appel d’une jeune femme en pleurs qui me disait que c’était pour une urgence, « une grosse urgence », pour son chat. Je l’attends, en me disant que j’aurais quand même dû essayer d’en savoir plus, histoire de pouvoir préparer le matériel. Je vois arriver une petite minette siamoise de deux ans avec un morceau de fil de fer barbelé pris dans la peau. La peau est déchirée et décollée sur une grande surface, on voit les muscles abdominaux et ceux des cuisses, heureusement intacts. La minette est rentrée chez elle dans cet état-là, on s’aperçoit alors avec l’assistante que le fil de fer a été coupé à l’aide d’une pince coupante pour libérer la chatte, qui s’est déchirée à ce point en se débattant. Un peu plus tard, après quelques injections et en laissant passer l’état de choc, c’est opération nettoyage (comme pour les chiens blessés par des sangliers voire pire : de la terre des cailloux des poils…) puis suture, ça tire je suppose qu’un morceau de peau est resté en route. Vu le décollement je crains la nécrose (mort de la peau qui n’est plus nourrie). S’ensuivent deux jours d’hospitalisation (la minette ne peut pas se tenir debout) dont un sous morphine. La minette est adorable, la première chose que je fais le matin et la dernière le soir c'est aller la voir. Puis la minette rentre chez elle, où elle se déplace et elle mange. Lundi, contrôle : la peau cartonne, la minette a 40°C de température… et les gens qui n’en peuvent plus de la voir souffrir décident de l’euthanasier. Je ne travaillais pas lundi, je n’ai pas vu tout ça. Je sais que ma chef l’a hospitalisée gratuitement, qu’elle voulait réintervenir, nettoyer la plaie. Que même si ce n’était pas gagné la minette avait sans doute passé le plus dur. – soupir – February 26 Finalement je récidive : recette du farçon de Sainte-Foy-en-TarentaiseRecette traditionnelle extrêmement simple, reste que tout le monde n'apprécie pas semble-t-il, il paraît qu'il faut être né dedans... moi j'adore ça et R aussi ! Pas de droits d'auteur sur cette recette, c'est l'exemple même de la recette familiale transmise de mère en fille / grand-mère en petite-fille - comme le lapin à la polente, la soupe au pistou et les artichauds barigoule, c'est-à-dire toutes les premières choses que j'ai apprises à cuisiner, peut-être après la tarte aux fraises mais la pâtisserie je tiens ça de mon père. Pour ceuzécelles que ça tente : Ingrédients : pain dur (un saladier moyen), lait (un bol ? suffisamment pour que le pain deviennne mou et s'écrase bien à la fourchette), deux ou trois œufs, sucre (pas mal), raisins secs, safran Oui les proportions c'est à vue de nez (hé hé) et de fourchette - vous m'en reparlerez de mes recettes "traditionnelles". Mettre les raisins secs à gonfler dans un bol d'eau, pendant ce temps couper grossièrement le pain dur et le mouiller avec du lait. L'écraser à la fourchette puis ajouter les oeufs battus et sucrer. Ajouter les raisins secs égouttés, le safran et faire dorer à la poêle avec un peu de beurre. C'est prêt ! February 22 Sur un sujet qui me tient à coeur, ainsi qu'à beaucoup d'autresMercredi Fourrure a écrit un billet qui pose la question de la valeur d’un animal, la valeur qu’on lui accorde et le prix que l’on serait prêt à dépenser pour le soigner. J’ai aimé ce billet et les questions qu’il pose, puisqu’en tant que vétérinaire on se les pose forcément sans y répondre toujours. J’ai laissé en commentaire une réflexion sur le fait que nous avons un avis sur ce qui nous paraît « raisonnable », et que nous le laissons plus ou moins transparaître. Il y a ce que moi je serais prête à faire pour mon animal, et il y a ce que je juge raisonnable de faire selon la situation du propriétaire (financière et autre). J’expliquais donc dans ce commentaire que la plupart du temps je ne montre pas mon jugement personnel, j’expose les données scientifiques. Et que malgré tout parfois, lorsque je ne suis vraiment pas d’accord, alors je donne mon avis. Je pense aussi que le fait d'être vétérinaire a changé ma façon de voir les choses, en particulier parce que j'ai réfléchi à tout ça. Je vous remets texto mon dernier paragraphe, et je vous conseille d’aller lire ce billet : Côtoyer les gens et leurs animaux permet d'user les préjugés (en particulier envers les éleveurs d'animaux dits de rente et le lien qui les unit à leurs animaux). Quant à se choquer des sommes que peuvent dépenser les gens pour leurs animaux, j'ai dépassé ce stade en pensant aux sommes que peuvent dépenser d'autres pour des voitures de sport ou tout autre bien matériel. Je peux dépasser mes convictions personnelles, c'est aussi mon métier. February 21 Sans titre 1 (inauguration d'une série dont l'intérêt est extrêmement limité, comme ça tout le monde est prévenu)Incroyable je crois que j’ai trouvé la bonne couleur de police ! Du coup au boulot aussi je vais pouvoir bloguer en toute mauvaise conscience en justifiant le texte de mes billets et tout. Pour les images ce n’est pas encore ça mais je ne suis pas sûre que ce soit vraiment mon truc. Il y a des gens qui font ça beaucoup mieux que moi. (Ecrire aussi mais là pas de complexes, écrire je le fais depuis longtemps et tout le temps, j’aime ça). Je sais je ne suis pas logique. Mais dans notre société de l’image je serai une petite parcelle d’écrit à l’aspect peu engageant pour les habitués des pages web si illustrées. Je ne prétends pas être la seule, loin de là, au sein des blogs en particulier ils sont relativement nombreux ceux qui ont choisi cette voie. Je ne m’interdis pas non plus l’image vous l’avez bien vu, mais j’ai décidé qu’elle n’est pas obligatoire et que cet espace ne lui est pas dédié. (Oh on dirait presque que j’ai réfléchi à la question comme si je ne faisais pas juste ce qui me vient à l’esprit. Et en plus moi aussi je suis née au milieu des images et j’les aime bien…) Trêve de réflexions vaseuses / oiseuses, retournons vers ma petite vie pour ceux que cela intéresse : je ne travaille pas dimanche et des copains viennent à la maison c’est chouette ! – Je me suis brûlée la langue hier avec une soupe en sachet aux champignons qui m’a écœurée maintenant j’ai la langue qui râpe comme celle des chats – Et j’ai fait un aller-retour à la maison hier, ça m’a fait du bien après trois jours enfermée à la clinique. J’ai trouvé des pizzas géantes, c’est rigolo mais comme je ne suis pas très maligne je n’ai pas pensé que pour faire rentrer une pizza de cinquante centimètres dans le four ça allait être encore plus rigolo. De retour au boulot (enfin là je fais juste semblant de bosser ça se voit n’est-ce-pas ?) je suis décidée à sortir un peu, et autrement que sur internet. February 19 Au boulotCommençons par un petit résumé de ma journée d’hier. Il y a des jours comme ça où, comme le dit Fourrure ça aurait dû être calme. Sans être vraiment débordée, quand on est toute seule, un chat accidenté un chat trouvé à conjonctivite et un chaton à troubles neuro bizarres (j’ai cherché un peu hein, même si la neuro j’ai jamais aimé, mais là j’ai pas un diagnostic fiable) à rajouter au programme ça fait déjà pas mal. Plus un petit chat qui tire sur les points mais non je ne veux pas lui donner plus de médicaments mais puisque je vous dis qu’il y a de l’œdème. Ça paraît dérisoire par rapport à ce dont j’ai eu l’habitude, mais on était plusieurs vétos à gérer. Je suis pas aussi efficace toute seule, même pas en rêve. J’ai hospitalisé les minous, surtout que je sais que c’est moi qui vais m’en occuper demain, je ne refile pas le cadeau à ma collègue-chef pendant que je me la coule douce (oui si le cas ne le justifie que moyennement j’ai honte de donner tout le boulot aux autres, même s’il est tard et que je suis fatiguée. Mais oui dites-moi que je suis exemplaire). Mais de quoi me plains-je ? J’ai fini avant vingt heures, le minou accidenté ne saignait presque plus, il a uriné et il a bu tout seul. Le chaton qui ne pouvait rien manger a englouti le a/d, même si le contrôle de ses mouvements n’est pas au top. Et il est négatif FelV/FIV/PIF. Reste que je ne sais pas ce qu’il a, quand même. A part un coryza ou du moins une rhinite importante sans conjonctivite ni hyperthermie, sans encombrement bronchique non plus, d’ailleurs. Aujourd’hui oui j’ai de quoi me plaindre : pas d’amélioration, le minou accidenté respire mal avec une radio thoracique normale, et les gens ne sont pas motivés. Je sens que c’est mal parti… A part ça je m’entends bien avec l’assistante, remarquablement compétente. J’espère juste qu’elle ne me trouve pas trop bavarde, parce que même si vous l’aviez déjà remarqué à la lecture du blog en vrai je parle encore plus vite. Ben ouais. Et j’ai un peu tendance à tout expliquer au client. D’où mon retard hier à midi que j’ai fini par mettre les gens dehors à une heure moins dix mais c’est que j’ai encore un chat à castrer et à tatouer, ça me stresse pas vraiment mais il dort pas encore il faudrait s’y mettre, j’ai rien à bouffer moi à midi ! Et aujourd’hui : calme plat. Les gens appellent pour reporter les rendez-vous et je vends des vermifuges et des croquettes. (Enfin ça peut encore s'affoler la journée n'est pas finie.) February 18 La fameuse soupe aux châtaignes Pour une fois qu'on me demande quelque chose, c'est parti. Commençons par une digression : j'aime bien cuisiner, en partie parce que je suis gourmande, et puis parce que c'est un vieux rêve d'enfant, être une sorcière et fabriquer des potions magiques. Je ne suis pas à fond non plus, à connaître tous mes classiques et à systématiquement demander la recette d'un plat que j'ai aimé. Mais j'ai un petit lot de recettes familiales de diverses origines, et puis j'ai acheté un livre de recettes sympas et un peu exotiques, et je les essaye. Et heureusement pour chéri-chéri la plupart du temps ça marche. Bref. Je n'avais pas encore véritablement causé cuisine par ici, et pourtant il paraîtrait (sisi la rumeur circule) qu'en rando avec Y*de et Elo on parle tout le temps de bouffe. Et oui.
Trêve d'atermoiements, voilà donc la recette de la soupe aux châtaignes (tadam), de mémoire :
400 g de châtaignes en boîte ou sous vide ou congelées, voire en purée. On peut aussi en prendre des fraîches faut juste être motivé pour l'épluchage - je suis une petite joueuse, j'épluche pas
200 g de champignons de Paris
1 oignon rouge
10 cl de crème fraîche (mmmh)
sel poivre
et en théorie : 1 cm2 de zan. moi j'en ai jamais trouvé, je râpe parfois un peu de bâton de réglisse mais c'est bon aussi sans
- je réfléchis mais je crois que j'ai rien oublié - ah si : un bouillon de légumes
Faire revenir cinq minutes les champignons en morceaux et l'oignon émincé
Ajouter le bouillon et les châtaignes
Faire cuire vingt minutes (voire dix à la cocotte minute)
Tout broyer - mixer - licuadorer (du mot espagnol licuadora, pouvant se traduire par liquéfacteur(trice) ou, par un anglicisme moins original mais plus compréhensible, mixeur)
Ajouter la crème et assaisonner, ajouter de l'eau si besoin (sinon ça s'appelle de la purée de marrons).
Ah y est. Pas très compliqué isn't it ?
Recette tirée de ce livre : La cuisine pour les garçons, les filles, les mamans, les fées, etc (titre approximatif). Collection mon grain de Sel.
Bon. Sauf réclamations de la foule en délire suis pas sûre de réitérer cet exercice, à voir !
Et puis quand même, hier j'étais bien contente de recevoir ma cousine en visite chez nous, parce qu'on s'entend bien et qu'on ne se voit pas souvent, c'était bien agréable de passer un moment avec vous deux ! (Même si la soupe aux châtaignes pour toi il faudrait en essayer une version sans champipi...)
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